8/25/2017

ça reste entre nous

Aux heures ocres d'une fin d'après-midi d'été. Entre la latitude des pies hagardes et la longitude des dernières cloques du buis brûlé. Pile entre deux éternuements de chien. Là où le vent trempe ses pieds dans la grande lessiveuse des nuages. Lumière voilée d'ailes d'oiseaux. Mélisse et lierre entremêlées. Là. Au moment même où le pieds de tomates trop mûres à fini de ployer au rythme des crépitements de larves de guêpe. L'infime infinité d'un minuscule orage a traversé le ciel. Trois gouttes sont tombées sur la poussière des dalles pour s'effacer aussitôt et ne laisser que le parfum invisible de leur piste dans mes narines. J'ai alors imédiatement pensé à la minuscule tempête de neige de Richard Brautigan, bien heureux de constater qu'à travers les époques, les saisons, les continents, le grandiose et le minuscule continuaient à fleurter sous nos gros nez.

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